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Infos
Pratiques |
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Le
Droit Individuel à la Formation (D.I.F.)
(Loi n°2004-391 du 4 mai 2004 – CDT Art L-933-1
à L933-6 , Art L931-20-2, Art D933-1)
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Ndlr
: Tous les experts s’accordent à penser que
2005 est une période charnière en matière
de formation professionnelle continue. La formation de
chaque salarié, tout au long de sa vie, est désormais
en train de devenir une réalité.
Pour
chaque salarié, le Droit Individuel à la
Formation (DIF) est une occasion exceptionnelle de pouvoir
accéder à des formations professionnelles
correspondant à un développement de compétences
individuelles sur-mesure. |
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Qu’est-ce
que le DIF ?
Le
droit individuel à la formation (DIF) permet au
salarié, à sa demande et avec l'accord de
l'entreprise, de bénéficier de 20 heures
de formation par an cumulables sur six ans ( Plafonné
à 120 heures en cas de non utilisation pendant
les six ans).
Il
concerne notamment les salariés titulaires d'un
contrat de travail à durée indéterminée
et disposant d'une ancienneté d'au moins un an
dans l'entreprise.
Les
salariés employés en CDD peuvent également
bénéficier du DIF sous réserve d'avoir
travaillé au moins quatre mois, consécutifs
ou non, sous CDD au cours des douze derniers mois. Le
salarié sous CDD doit être informé
par son employeur de ses droits au titre du DIF.
Une
partie de la formation peut se dérouler en dehors
du temps de travail : le salarié perçoit
alors 50 % de sa rémunération nette, l'employeur
assurant les frais de formation et de transport.
Le
DIF est transférable d'une entreprise à
l'autre en cas de licenciement (sauf en cas de faute grave
ou lourde).
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Information
des salariés
Chaque
salarié doit être informé par écrit
annuellement du total de ses droits acquis au titre du
DIF.
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Base
de décompte du DIF
La
plupart des quelques 80 accords de branches ont choisi
l'année civile comme base de décompte du
DIF, et non la date de publication de la loi ( Loi du
4 mai 2004). Mais c'est maintenant que les premières
demandes de DIF arrivent dans les entreprises, alors que
les décrets d'application doivent être publiés
très prochainement.
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Exclus
du dispositif
Les
titulaires d'un contrat d'apprentissage ou d'un contrat
de professionnalisation ne peuvent pas bénéficier
du DIF.
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Accord
de l’employeur
Le
salarié a besoin de l'accord de l'employeur pour
mettre en œuvre son Droit Individuel de Formation.
Celui-ci a un mois maximum pour formuler son refus. Au
bout de deux ans de refus, la demande de formation du
salarié peut être transmise à l'organisme
paritaire en charge du financement du congé individuel
de formation (CIF), qui l'examine en priorité.
A
partir du moment où l'employeur aura accédé
à la demande de formation de certains de ses salariés,
il lui sera difficile de justifier son refus à
d'autres
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Aménagements
conventionnels
Une
convention ou un accord collectif de branche ou d'entreprise
peut prévoir des modalités particulières
de mise en oeuvre du DIF, sous réserve que le cumul
des droits ouverts soit au moins égal :
- à une durée de 120 heures sur 6 ans,
- ou, pour les salariés à temps partiel,
au montant cumulé des heures calculées chaque
année au prorata de la durée du travail
dans la limite de 120 heures.
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Déduction
du nombre d'heures
Le
crédit d'heures dont dispose le salarié
au titre du DIF est réduit à hauteur des
formations qu'il réalise dans le cadre de celui-ci.
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Actions
de formation admises |
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Priorités
fixées par convention ou accord
Des
priorités peuvent être définies pour
les actions de formation mises en oeuvre dans le cadre
du DIF par convention ou accord collectif de branche ou
d'entreprise ou, à défaut, par accord interprofessionnel.
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En
l'absence de convention ou d'accord
A
défaut d'un tel accord, les actions de formation
mises en oeuvre dans le cadre du DIF sont :
- les actions de promotion permettant d'acquérir
une qualification plus élevée ;
- les actions d'acquisition, d'entretien ou de perfectionnement
des connaissances ;
- les actions de qualification visant à l'obtention
d'une qualification enregistrée dans le répertoire
national de certifications professionnelles, ou reconnue
dans les classifications d'une convention collective nationale
de branche, ou figurant sur une liste établie par
la commission paritaire nationale de l'emploi d'une branche
professionnelle.
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Mise
en oeuvre du DIF |
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Initiative
du salarié
La
mise en oeuvre du DIF relève de l'initiative du
salarié, en accord avec son employeur.
Le choix de l'action de formation envisagée est
arrêté par accord écrit du salarié
et de l'employeur. Ce choix tient éventuellement
compte des priorités conventionnelles.
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Réponse
de l'employeur
L'employeur
dispose d'un mois pour notifier sa réponse lorsque
le salarié prend l'initiative de faire valoir ses
droits à la formation.
L'absence de réponse de l'employeur vaut acceptation
du choix de l'action de formation.
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En
cas de désaccord
Lorsque,
durant deux exercices civils consécutifs, le salarié
et l'entreprise sont en désaccord sur le choix
de l'action de formation au titre du DIF, l'organisme
paritaire agréé au titre du congé
individuel de formation (OPACIF) dont relève l'entreprise
assure par priorité la prise en charge financière
de l'action de formation dans le cadre d'un congé
individuel de formation (CIF).
La demande du salarié doit toutefois correspondre
aux priorités et critères définis
par l'organisme.
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Déroulement
du DIF |
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Principe
: déroulement du DIF en dehors du temps de travail
Les
actions de formation se déroulent, en principe,
en dehors du temps de travail.
Toutefois, une convention ou un accord collectif de branche
ou d'entreprise peut prévoir que le DIF s'exerce
en partie pendant le temps de travail.
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Protection
sociale du salarié
Pendant
la durée de la formation réalisée,
le salarié bénéficie de la législation
de la sécurité sociale relative à
la protection en matière d'accidents de travail
et de maladies professionnelles.
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Rémunération |
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Formation
pendant le temps de travail
Les
heures consacrées à la formation pendant
le temps de travail constituent du temps de travail effectif
et ouvrent donc droit au maintien de la rémunération
du salarié.
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Formation
hors période de travail
Lorsque
les heures de formation sont effectuées hors du
temps de travail, le salarié bénéficie
du versement par l'employeur d'une allocation de formation,
égale à 50 % de la rémunération
nette de référence du salarié. Cette
allocation de formation n'est pas soumise à cotisations
sociales et s'ajoute à la rémunération
du salarié.
Un document récapitulatif retraçant l'ensemble
des heures de formation effectuées et des versements
de l'allocation afférents est remis au salarié
chaque année. Ce document est annexé au
bulletin de paie.
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Frais
de formation
Les
frais de formation correspondant aux droits ouverts au
titre du DIF sont à la charge de l'employeur.
Pour les salariés en CDD, c'est l'OPACIF dont relève
l'entreprise qui assure la prise en charge des frais de
formation, de transport et d'hébergement ainsi
que de l'allocation de formation.
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Prise
en charge de l'action de formation dans le cadre du CIF
Si
l'OPACIF prend en charge l'action de formation dans le
cadre du CIF (en cas de désaccord entre le salarié
et l'entreprise sur le choix de l'action au titre du DIF),
l'employeur est tenu de verser à l'organisme le
montant de l'allocation de formation correspondant aux
droits acquis par l'intéressé au titre du
DIF et les frais de formation.
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DIF
et rupture de contrat |
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Transférabilité
du DIF en cas de licenciement
Le
DIF est transférable en cas de licenciement du
salarié, sauf pour faute grave ou faute lourde.
Le montant de l'allocation de formation correspondant
aux heures acquises au titre du DIF et n'ayant pas été
utilisées permet de financer, en tout ou partie,
une action de bilan de compétences, de validation
des acquis de l'expérience (VAE) ou de formation,
sous réserve que celle-ci ait été
demandée par le salarié avant la fin du
préavis.
Dans la lettre de licenciement, l'employeur doit informer
le salarié de ses droits en matière de DIF,
et notamment de cette possibilité de demander pendant
le préavis à bénéficier de
telles actions.
A défaut d'une telle demande, le montant correspondant
au DIF n'est pas dû par l'employeur.
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Transférabilité
du DIF en cas de démission
En
cas de démission, le salarié peut aussi
demander à bénéficier de son DIF
sous réserve que l'action de bilan de compétences,
de VAE ou de formation soit engagée avant la fin
du préavis.
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Non
transférabilité en cas de départ
à la retraite
En cas de départ à la retraite, le DIF n'est
pas transférable.
Le salarié perd donc ses droits en la matière.
(Source
O.D.P.E)
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